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Monday, January 24, 2011

Introduction au lancement de l’EdC à la Mariapolis Araceli, le 29 mai 1991

Chiara donne ici les inspirations qui ont été au fondement de la naissance de l’Economie de Communion.

Un jour, lors d’un voyage en Suisse, précisément à Einsiedeln, une ville importante, dont se trouve le sanctuaire marial le plus important de Suisse. Chiara contemplant une abbaye bénédictine, elle a vu et compris la réalisation de l’idéal de Saint Benoit, qui dit : « prie et travaille ». elle dit : « Nous remarquions, remplis d'admiration, qu'après des siècles et des siècles, ces saints sont encore vivants à travers leurs réalisations. » Cette expérience très forte pour Chiara, l’a fait comprendre que Dieu attendait aussi de nous une réalisation un peu semblable.  Pas comme celle-là mais un peu semblable, une véritable petite ville, avec des maisons, surtout des petites maisons, mais aussi d'autres plus grandes, avec des hangars, des cheminées, des usines et des entreprises. De cette expérience nait, les cités pilote dont nous avons actuellement une vingtaine dans le monde et parmi les vingtaines, nous avons trois en Afrique : Mariapolis Maria Mai (à Fontem au Cameroun), Mariapolis Piero (au Kenya), Mariapolis Victoria en Côte d’Ivoire.
Déjà à cette année, Chiara voyait autour des Mariapolis permanentes des entreprises. Ici à la Mariapoli Piero, Else nous disait que Chiara a indiqué elle-même l’endroit des entreprises.

Deuxième point. Avant le voyage de Chiara au Brésil, a été publié en Italie le livre d'un prêtre qui est aussi un sociologue et donc un spécialiste en la matière. Ce livre s'intitule : "Protagonistes aujourd'hui". Pour lui les protagonistes sont les Mouvements et il a cité aussi plusieurs fois le Mouvement des Focolari. Un concept qu'il dit que Chiara fait savoir qui l’a beaucoup frappé est : "Certaines réalisations que font ces mouvements indiquent la possibilité, entre le communisme et le capitalisme, d'une troisième voie".

            « Ces mots m'ont fait une certaine impression souligne Chiara car je me suis souvenue qu'il y a de nombreuses années, en lançant le Mouvement Gen,… je disais : "Ni capitalisme, ni communisme, mais quelque chose qui soit animé par le christianisme !". Nous disions même : "Mais le christianisme" sous-entendant dans le domaine social, bien sûr. Et cette "troisième voie" me l'a rappelé.

            Cette expression : la "troisième voie" que j'ai liée (...) à ce que je disais aux Gen, il y a une vingtaine d'années, m'a fait elle aussi une certaine impression.

 Le pape venait de lancer une encyclique : "Centesimus annus"  dans cette encyclique merveilleuse le Pape fait une "radiographie" parfaite de toute la situation économique, sociale et politique du monde aujourd'hui. Il souligne que la situation est dramatique à de très nombreux endroits,  comme ici, en Amérique du Sud, dit Chiara, nous dirons ici en Afrique, ainsi qu'en beaucoup d'autres pays. Elle est un peu meilleure à d'autres endroits, mais quoi qu'il en soit il y a partout quelque chose à rectifier. Et le pape dit ce qu'il faudrait faire, selon lui, pour la corriger.
            
Dans cette encyclique, le Pape parle de la doctrine sociale chrétienne qui dit que la propriété privée est juste, que la liberté d'initiative est juste, que la liberté de s’associer- en coopératives, en sociétés - est juste. Il dit qu'il faut défendre les droits de l'homme sous tous les aspects. Et il parle aussi, vers la fin surtout, de la solidarité. Il parle beaucoup de la solidarité, c'est-à-dire que nous ne devons pas seulement penser à nous, mais penser aussi aux autres, nous unir et être solidaires les uns des autres.

Ces événements importants soulignés par Chiara ont préparé les cœurs et l’esprit, raison pour laquelle elle affirme : « Cela nous a donc amenés à considérer notre Idéal et nous avons découvert que... Notre Idéal est un charisme et notre charisme contient aussi un aspect social. C'est un charisme qui a, si nous voulons, un fond social. C'est un charisme qui conduit à la sainteté, qui pousse à vivre l'œcuménisme, qui porte à l'évangélisation, c'est aussi un charisme qui peut aider à résoudre le problème social. Nous nous en sommes rendu compte.

Pensons-nous ici dans cette salle que notre charisme, le charisme de l’unité que nous vivons peut nous aider à résoudre le grand problème social que nous avons en Afrique ?

Chiara souligne un point important qui caractérise déjà notre Mouvement :

            - la communion des biens. Nous la vivons déjà depuis 47 ans : les focolarini donnent tout ce qu’ils ont, les focolarini mariés donnent ce qu’ils peuvent et tout ce qui leur est propre, les volontaires donnent leurs superflus, les Gen, les autres membres du Mouvement qui donnent toujours pour la communion de biens. Nous vivons tous un peu, d’une manière ou d’une autre, plus ou moins radicalement, mais toujours librement, la communion de biens
            Certainement, nous avons tous ici fait l’expérience, que nous nous sommes détachés de quelques choses, et cette quelque chose est devenue ensuite importante ou même primordiale pour quelque d’autre.
Expérience de jupe de Tchilalo
            Alors à ce point, après ces considérations, une idée est née ici, au Brésil, et en particulier à la Mariapolis Araceli.
            L'idée que Dieu appelle peut-être le Mouvement au Brésil - 200.000 personnes y compris les sympathisants - à réaliser une communion des biens, enrichie de tous les principes..., etc., globale, faite par le Mouvement tout entier et pas seulement par chacun individuellement afin que ce fait se voie réalisé dans nos petites cités : à la Mariapolis Araceli et à la Mariapolis Santa Maria.
Nous dirons nous aujourd’hui, Dieu appelle l’Afrique, Dieu appelle l’Afrique à une communion de biens, faite par nous tous pour répondre au gros problème de nécessité que nous avons.

            -une communion de biens faites par plusieurs personnes : elle parle de 1000 personnes au plus, chacun pouvait donner librement ce qu’il a: les idées, le temps, les biens matériels etc.

-          Et ensuite les bénéfices  devraient être mis en commun.

                        -Alors, pour quoi doivent-ils être mis en commun ? C'est évident : pour parvenir aux mêmes buts que la première communauté chrétienne, c'est-à-dire qu'ils doivent être mis en commun pour aider ceux qui sont dans le besoin,

                        -Ils sont aussi mis en commun pour développer l'entreprise car, si elle s'arrête, elle ne produit plus ;
- pour faire naître des hommes nouveaux, car si nous n'avons pas d'hommes nouveaux nous ne construisons pas une société nouvelle.

- Elles devraient être confiées à des personnes compétentes, ayant des capacités, pour qu'elles les fassent tourner et que le profit soit mis en commun : c'est là la nouveauté !

Pratiquement, que devons-nous faire tout de suite ? Tout de suite nous devons étudier au moins un projet, présenter au moins un projet et l'étudier. Nous pensons donc : "Ici, nous pourrions implanter une usine comme ceci et comme cela". Nous devons donc chercher une personne qui a cette capacité - parmi nos membres, parmi tous les nôtres - dans le Brésil tout entier et qui est disposée à venir ici car il faut qu'elle donne tout.
            Nous devons donc chercher cette personne qui peut fonder cette entreprise, l'administrer et la diriger.

Pas seulement parce qu’il ne travaille pas mais il doit avoir les compétences pour gérer

            Somme-nous prêt en Afrique pour nous engager pour cet extraordinaire et merveilleux projet qui est apparu à tous dans le monde, comme une bombe, comme l'explosion d'une bombe ?
Serait aussi le moment de l’Afrique aujourd’hui ? Ouvrons notre cœur, écoutons Chiara, à chaque fois qu’elle dira Brésil, nous répéterons dans notre cœur, Douala, Fontem, Côte d’Ivoire, Madagascar, Kenya…




            

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